L’événement du mois de février, et même de l’année 2013 !! La SNCF lance son nouveau concept low cost : OUIGO. J’ai testé ce week-end et l'heure est au bilan.

Le prix :

Pour ma part j’ai acheté, le jour du lancement, un A/R pour deux personnes pour Montpellier. Le trajet coûtant 10euros, j’en ai eu pour la modique somme de 40 euros pour 2, aller-retour. Du jamais vu en 6 ans de pratique acharnée de la SNCF. Même mon compte en banque n’y a vu que du feu. Le lendemain, le trajet était monté à 20 euros, mais en s’y prenant à l’avance on peut trouver une flopée de billets à 10 euros.

ouigo

Les gares desservies :

Les OUIGO (car c’est comme ça qu’ils s’appellent : au lieu de l’habituel « le départ de notre TGV est imminent », c’est « le départ de notre OUIGO est imminent ») ne desservent que quelques grandes villes du Sud Est : Lyon, Nîmes, Marseille, Montpellier, Aix-en-Provence et Avignon… au départ de Marne-La-Vallée. Un joli choix de destinations qui sentent le cyprès. Premier point positif.

Bon OK il faut pouvoir se rendre à Marne-la-Vallée. Mais après tout, pour un A/R si loin et si bon marché, on va pas chipoter pour une heure de RER. D’autant que le train part un peu après midi donc pas besoin de se lever aux aurores pour être à l’heure. Deuxième point positif.

L’organisation :

Les voyageurs sont priés de se présenter, avec leur billet imprimé, une demi-heure avant le départ ce qui minimise le risque de partir en retard. Troisième point positif. D’ailleurs, du jamais vu, on est arrivés avec quelques minutes d’avance à Montpellier !

L’organisation est plutôt carrée. Quatrième point positif. (Par contre au départ de Montpellier c’était plus désorganisé mais on mettra ça sur le fait que la gare de Montpellier est étriquée et que sa configuration ne permet pas une meilleure organisation).

Le personnel à Marne-la-Vallée au pull bleu turquoise est plutôt accueillant. Cinquième point positif (bref je vais m’arrêter de compter les points positifs !!)

Le train :

A bord du train bleu turquoise et rose : deux étages et des fauteuils bleus turquoise et rose (vous l’auriez deviné). Etage du bas : à droite, des rangées de trois fauteuils, sans accoudoirs entre eux (oops, premier bémol). A gauche des sièges individuels uniquement. Etage du haut : deux rangées de deux fauteuils avec un couloir au milieu. Il semble y avoir plus d’espace pour les jambes que dans les TGV classiques. C’est peut-être dû au fait que les sièges sont moins « gros », mais ils n’en demeurent pas moins confortables, au contraire. Un peu moins de place pour les bagages, mais ça n’a rien à voir avec le low cost, c’est l’étage qui réduit l’espace au dessus des sièges.

La seule différence low cost : pas de voiture bar ni de poubelles individuelles. Juste une poubelle collective par voiture et par étage. Donc, si on est un tout petit peu prévoyant et qu’on ramène son goûter, on ne voit pas la différence. Perso, je ne vais pas pleurer le club sandwich SNCF à 9euros ou la bouteille d’Evian à 3 euros… Donc aucun bémol low cost à signaler.

Le bilan :

Honnêtement une fois à l’intérieur du train et pendant le voyage, on ne sent pas la différence (comme on pourrait la ressentir sur une compagnie aérienne) et les membres de « l’équipage » se montreraient presque plus disponibles que d'habitude.

Le tout petit point négatif et carrément sévère : forcément des prix aussi attractifs séduisent les familles entières. Du coup la majorité des voyageurs sont en famille, avec des petits, qui s’énervent vite (bah oui les pauvres)… Aussi faudra-t-il peut-être s’armer de patience….

Pour résumer, je dis OUI à OUIGO (elle était facile celle-là !). De toute évidence, avec ce concept la SNCF espère redorer son blason, et c’est pas du luxe. Même pour un séjour de 24h sur place, ça en vaut la peine (pourvu qu'on ne se ruine pas dans le logement, évidemment).

Voilà, y a plus qu’à en profiter pour aller (re)découvrir notre joli Sud !